échec et SIDÉRATION

Dialogue de sourds

   Quelle erreur à vouloir que nos enfants soient comme nous. Et quand rien n'a pu être transmis de nos convictions sur l'état de notre monde, c'est le sentiment douloureux qu'il n'y ait plus rien à faire. Tout bien réfléchi il faut en finir. Trop de malentendus entre nous ne peut aboutir qu'au silence  Une conduite à tenir ? « Nous ne sommes pas obligés de nous intéresser à ce que font les autres ? ». C’est forcément se donner des limites qui ferment toute discussion sur nos choix de divertissement, du temps passé à se cultiver, lire, aller au cinéma, faire ou écouter de la musique, dont le tout est "matière à penser".

 Cet engagement ! Combien de fois, quand ceux qui ne se rassemblent qu'aux seuls anniversaires n’ont rien à d'autre à dire que les pires banalités, avoir entendu faire l’éloge de ma petite fille Jeanne, qui chante, fait du cinéma, joue du piano, danse ! C’est bien dire ce qu’elle fait ! Combien de fois, quand ceux qui sont présents n’ont toujours rien à dire, on demandait à Lucas où il en est dans ses créations musicales, odieux avec sa mère en se complaisant à rester chez elle et profiter pour presque gratuitement d'un logement, d'une chambre et d'une cuisine pour préparer sa bouffe, à 30 ans ! C’est bien dire ce qu’il fait ! Et enfin, quand dire ce que l’on fait ne se contente que de la satisfaction de le dire en restant muet, tout débat sur le fait devient tout simplement secondaire.

    C’est en conséquence un engagement absurde qui installe le silence, et donc se condamner à ne plus rien se dire d'important, sauf sur les banalités les plus banales qui ne demandent aucun effort cérébral.

    A moi on ne demande jamais rien depuis très longtemps sur mes créations ? Je n’arrête pas de faire des films "matières à penser", encore aujourd’hui, celui en 2020 de 37 minutes faisant hommage à Brigitte, celui en 2017 qui m’a demandé plusieurs années de travail sur le parcours de "Mab Rimouski, un certain regard", combattante pour vivre, femme aveugle exceptionnelle, auteure, compositrice et interprète, le modèle parfait d'une "matière à penser"- Je passe sur les autres très nombreux qui n'ont jamais fait l'objet de votre attention - j’ai écrit 5 livres autres « matières à penser », le premier "Dérives Virtuelles" remanié plus tard sous le titre "Densité zéro" hommage à mon frère évaporé trop tôt, le deuxième "l'Héritage humain" écrit justement à votre intention pour combler vos lacunes,  le plus abouti qui reprend les plus grands textes fondateurs de l'esprit humain, ceux de Marx, Engels, Brecht, Alfaric, Thoreau, Laborit,  Krishnamurti, Dawkins , Sadin, Chomsky...  et puis enfin le dernier sur le cinéma encore "matière penser" totalement ignoré de Jeanne qui aurait pu me questionner - J’anime un ciné-club pour faire partager ma passion pour cet art le plus riche à transmettre les messages les plus formidables qui ne sont que "matières à penser" ! Et enfin le comble en 2018 après « les femmes en noir » que seul Nicolas à avoir vu dans ma famille, je vous avais confié que je ne ferai plus de films ! Connaissant mes compétences pour la réalisation vous ne m’avez pas demandé pourquoi, question qui aurait du être spontanée».

    Et pourtant si !  Après les obsèques de Brigitte où Lola n'a su faire que l'éloge de sa gentillesse, sans rien évoquer de ses engagements dans la lutte, dans le féminisme qui m'avait bousculé, pour espérer avec moi la victoire du communisme que lui avait enseigné son professeur marxiste, l'espoir des soixante-huitards pour changer le monde et en finir avec toutes les injustices et des inégalités criantes du capitalisme triomphant,  j'y reviens, et vais me replonger dans l'action militante avec Roger (le premier compagnon de Caroline et Enki digne petit fils de mon frère révolutionnaire Christian, en produisant des films pour le Parti Communiste Français. Et c'est à cet endroit que je vais trouver une vraie famille dont tous les membres sont citoyens du monde. Citoyens ! Ce dernier mot ne faisant pas partie de votre vocabulaire veut dire que vous n'en connaissez pas le sens, qui n'est que justement politique.

Voilà pourquoi j'ose enfin dire ce que je fais puisque vous-mêmes vous vous en donnez le droit.

Sidération

    Quelle maturité quand une femme de 30 ans et sa mère de 50 vont se rendre sans enfant à Disneyland ? Ce lieu d'attraction infantilisant "matière la plus efficace à vider les cerveaux" d'abord ceux des citoyens du nouveau monde, patriotes et dociles, et ensuite chez vous, encore sous l 'emprise du rêve américain, la stratégie la plus insupportable d'un état qui, se prétendant le meilleur, voulait dominer tous les peuples de la terre. Sidération autour de nos amis et de vos cousins quand on leur aura appris, sidération pour Brigitte et moi.

    Je suis également l’auteur d’une généalogie de notre famille, 5 ans de travail de 2000 à 2005, qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire ne fait pas l’éloge de sa noblesse, mais contient un livre d’histoire sur nos origines. Aucune attention de ma descendance pour ce travail. Cette généalogie disparaîtra avec moi.

    C’est donc à se demander si j’existe, les autres font de la musique, chantent et dansent, moi ? Rien. C’est clair, je suis transparent comme l'eau qui s'évapore.

    Ne venez pas encore me contrarier en disant que c’est de ma faute. La curiosité ne vous a jamais étouffée. Je ne crois pas avoir cherché à me mettre en valeur, d’autres l’ont fait à ma place pour quelque récompenses que j’ai eues. Vous n’êtes vraiment pas observateur de l’évolution des choses, parce que mes réactions devenues agressives avec le temps face à vos indifférences notoires constatées sont récentes : je me suis retenu pour éviter le conflit. J’aurais dû, parce que là, ça explose. C'est la goutte qui fait déborder le vase...

    Un enfant qui ne pose jamais, jamais, jamais de questions à ses grands parents ? Est-ce normal ? Justifier la timidité et ne pas éduquer ses enfants pour corriger cela ? En classe, Jeanne n’a jamais posé de questions à ses professeurs ? Je serais un tel monstre que plus personne ne voudrait me parler ? Alors que mes colères passagères ont eu souvent l'effet contraire et n'ont fait que consolider l'amitié comme celle que nous avons toujours eue avec les Bessin, et aussi avec mes amis les plus chers. L'amitié véritable est justement celle où tout peut se dire, même jusqu'à heurter, parce qu'elle s'est construite sur des bases tellement solides que plus rien ne peut l'entacher, comme je l'ai vécue aussi avec mon frère Christian, le plus grand ami que j'ai eu ?

Sidération

On dirait bien votre ignorance aveugle sur les conséquences désastreuses de l'intelligence artificielle, incapable de "penser", comme vous !

On ne voit pas la paille qui est dans l’œil de son voisin et on ne voit pas la poutre qui est dans le sien.

C’est une belle parabole extraite de l’évangile selon Saint Mathieu qui, bien-sur, n'est pas connue des athées.

    Brigitte n'était pas que cette grand-mère gentille telle qu'elle a été décrite par Lola, il y a eu chez Brigitte autant d’indignations que les miennes sur le malheur des autres, qui ont fait parties de nos façons de vivre et de nous engager dans les luttes, aux cotés de tous ceux qui sont devenus nos amis venus aux obsèques de Brigitte en mémoire de ses engagements et de ses espoirs à changer le monde, mais pas seulement de nos amis, car du coté de vos cousins, cousines et proches, Vlasta, Enki, Caroline, Christiane, Martine, c'est ce même souffle de l'indignation et de la révolte qui nous anime et fait l'objet de débats sans fin sur les réalités écrasantes des politiques sociales de nos élus. Et ce n'est pas forcément imposer ses idées que d'en parler, c'est proposer, quand on ne sait jamais quoi dire comme vous, des pistes de réflexion sur l'avenir du monde et non sur celui d'un seul individu. Décidément à ses obsèques, aucun de mes enfants et petits enfants n'évoque le militantisme de Brigitte, l'ardeur de toute sa vie à lutter et espérer un monde meilleur, non seulement pour ses enfants mais pour tous les autres ! Il y a des milliards de sujets évoqués chaque matin  sur les journaux de France-Inter que Brigitte ne manquait jamais,  pour s'informer de chaque nouvelle, autant des mauvaises que des bonnes, et donnait l'occasion d'en discuter, d'en débattre et d'enrichir nos pensées et de nous cultiver sans cesse, jour après jour, sur tout ce qui se passe dans le monde. Jamais chez vous, jamais ! L'individualisme qui vous aveugle était bien le vœu le plus cher du capitalisme mondial, il a fait mourir le "Penser collectif" : une certitude de tous ceux qui luttent. Et lutter ne deviendrait-il pas absurde en tolérant les dérives effrayantes de ce monde gouverné par les empires les plus criminels de l'histoire ? Cette tolérance qui pour vous ne serait que la seule qualité de Brigitte ? Lamentable !  Vous vous fermez les yeux en ne voyant pas que c'était pour elle une façon d'éviter tout conflit familial face à mes intolérances ? S'il n'y avait jamais eu d'intolérances contre toutes les guerres, les crimes de toutes les armées et polices, viols, colonisations, génocides... reviendrait à dire que personne dans le passé ne se serait indigné et n'aurait suscité une révolution comme celle de 1789 et celles du 19ème siècle, autres épreuves meurtrières des luttes des républicains contre la monarchie ? Vous ne comprenez rien ou ne faites aucun effort pour chercher dans l'histoire et chez autrui d'autres matières de penser, les vôtres ne faisant état que du vide absolu de vos cerveaux, excepté Nicolas qui, avec intelligence, sait écouter, débattre  et consentir à mes profondes convictions qui ne changeront jamais.

Je suis sidéré devant tant de silences et d'ignorances

Chacun vit sa vie comme il l’entend :

Vivez votre vie

Moi je vis la mienne

Brigitte a vécu la sienne sur les mêmes espoirs

Il n'y a en conséquence plus rien à dire, ce qui est dit ici étant la parole de tous les citoyens qui veulent changer le monde, ce monde à la renverse : un livre incontournable que vous ne lirez jamais, et qui pourtant témoigne de toute ma pensée, celle de milliers d'autres, et celle d'Estelle aujourd'hui, porte parole de tous les espoirs des jeunes qui veulent agir et prêts à envisager et construire des jours meilleurs, pour tous !

En restant sourd au bruit infernal que fait le monde qui vous laisse indifférents aux milliers d'innocents qui meurent sous les bombes, victimes de cette sinistre industrie de la guerre qui enrichit les marchants de canon et que vous acceptez de payer sans état d'âme dans vos impôts, vous ne faites que confirmer l'évidence de votre exécrable égoïsme que vous allez transmettre à vos enfants, à vos petits enfants et à toute votre descendance.

C'est à cause de gens comme vous que rien ne changera.

Nous ne pouvons que rester étrangers les uns envers les autres.

 

Si Brigitte fut la femme de ma vie, j'ai été aussi l'homme de sa vie

parce que ensemble nous étions soudés par les mêmes espoirs,

le même esprit des luttes, les mêmes combats

pour que nos enfants et tous les enfants du monde ne connaissent plus la misère,

les guerres, les injustices et la dictature de tous les empires

 

 

Il y a dans ma REVUE DE PRESSE une très grande quantité de dossiers, d'articles et de vidéos

 

qui font preuve que je suis très loin d'être le seul à tenir de tels propos.